Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

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Message par pootoogoo le Mer 29 Avr 2015, 18:20

Moi qui pensai que tout le monde lisait tout sur ce forum. Heureux

Content que ça plaise.

Allez, je m'y remets bientôt. clin d'oeil

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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par zeb le Mer 29 Avr 2015, 18:54

Il faudrait mettre un gros bouton "Voir les nouveaux messages" en seule page d'accueil du forum Laughing
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par pootoogoo le Jeu 07 Mai 2015, 03:51

Les bleus du petit noir… hasta la Victoria (2/3)



Usine La Victoria Arduino dans les années 30. 6


Arduino et Bossi, joignant leurs forcent pour concurrencer l’industrie de Milan, commencent la production en grand de machines express. Ils envahissent bientôt le marché de leur signe distinctif (le fameux aigle trônant sur le haut des machines, déposé comme marque de fabrique le 23 octobre 1922) et de leurs affiches publicitaires reconnaissables entre toutes, restées jusqu’à aujourd’hui des icônes de la déferlante « Café Express » sur le monde (particulièrement l’affiche réalisée par le peintre Leonetto Cappielo en 1922).


Aigle couronnant les machines à café express de La Victoria Arduino.



Publicité pour la Victoria Arduino de 1922 (affiche de Leonetto Cappielo).


Durant ces années-là, le bureau des brevets Arduino travaille sur un projet très ambitieux : une machine totalement automatique. Un premier brevet est déposé début 1920, complété par un autre en juillet, il a pour titre « Macchina automatica per la preparazione dell’infusione di caffè e bevanda analoghe » (brevet Italien 182274 et attestation complémentaire 188417). L’année suivante un nouveau brevet intitulé « Frullino azionato da fluido soto pressione » semble se rapporter aussi à cette invention (Brevet 198289 déposé en avril 1921).










Sujet des brevets Italiens N. 182274, 188417 et 198289 d’Arduino, déposés de 1920 à 1921 (images tirées du Brevet FR531033).


La machine en question n’a rien à envier aux robots actuels, étant (elle) complètement construite avec des pièces métalliques. Le brevet comprend pas moins de 27 figures, décrivant en détail toute cette mécanique d’automate permettant de moudre le café, de mesurer la quantité de poudre, de la tasser, de l’infuser et extraire une dose donnée, puis décharger le marc pour renouveler l’opération. Fait intéressant de cette invention de 1921, le passage de l’eau sur la mouture se fait à l’aide d’un piston (pièce numéro 47 sur les figures) monté au bout d’un bras articulé… principe totalement nouveau pour l’époque. Difficile de dire combien de machines de ce type ont vu le jour. Une chose est sûre, c’est qu’Arduino venait d’inventer la première machine automatique moderne et par le fait même, vu la complexité de l’engin, une nouvelle génération de réparateurs ultras spécialisés.




Brevet N. 198809 d’Emilio Genazzi/Enrico Bossi, du 11 mai et 9 novembre 1921 (images tirées du brevet GB195297 déposé le 8 mai 1922).


La société fait aussi l’acquisition d’un brevet portant sur une machine automatique déposé par un certain Emilio Genazzi (brevet n. 198809, « Apparechio automatico per la preparazione del caffè espresso » déposé le 15 mai 1921 et complété le 9 novembre 1921, pour lequel VA présentera aussi un brevet complémentaire peu de temps après le transfert de propriété en mai 1922). On retrouve le brevet en Grande Bretagne déposé par Enrico Bossi en son nom (on apprend ainsi qu’il résidait 2, via Savonarola à Turin). Une mécanique tout aussi complexe, adaptée cette fois à un groupe automatique qui pouvait se monter sur n’importe quelle chaudière.

Ce projet d’envergure était certainement porté par Enrico Bossi. D’après l’historique de l’entreprise, il apparait en effet que Bossi était plus porté sur les machines de grand format alors que Pietro Arduino s’intéressait plutôt aux petites (qui a dit à cause de sa taille ?). C’est Bossi qui, au départ, avec l’Italiana avait apporté à Arduino les machines à café express de grand volume alors qu’Arduino, de son côté, avait toujours travaillé à mettre au point des machines élégantes et compactes.




Machine « Tipo Mignon » (affiche de 1927).


Brevet Allemand N. 409023 d’Arduino, déposé le 7 avril 1922 (déposé en Italie le 28 juin 1921).


C’est le cas d’un brevet déposé au même moment par Pier Teresio Arduino (un des tout dernier déposé en son nom) : une machine magnifique appelée « Mignonne ». Il ne semble pas exister aujourd’hui d’exemplaire de cette machine, qui a pourtant été fabriquée puisqu’on la retrouve dans des publicités jusqu’à la fin des années 20. Un brevet allemand nous apprend que le premier brevet a été déposé en Italie le 28 juin 1921 (étrangement, il n’y en a pas trace aux archives Italiennes, car Capponi n’en fait pas mention dans son livre, seule est présentée une image d’un catalogue de 1927). Au-delà du style, c’est le porte-filtre et l’utilisation de l’électricité pour la génération d’eau chaude et de vapeur qui est tout à fait remarquable pour cette époque. De fait, elle semble être la première machine à café express domestique (de luxe c’est vrai). Elle est branchée sur l’eau de la ville et le chauffage se fait à l’aide d’une chemise placée autour du réservoir (comme cela sera le cas de beaucoup de petites machines par la suite). Le brevet montre aussi une lance vapeur qui ne semble pas présente dans la version postérieure. Enfin, bien en évidence sur le haut du groupe, trône l’aigle comme sur les grandes sœurs « Tipo Extra ».

Cette machine est dans la lignée de celle de Manlio Marzetti, de Milan, qui en 1909 a été le premier à adapter le chauffage électrique de l’eau à une machine à café express, dans un style très particulier. On reconnait sur son brevet l’ancêtre des modèles Robiatti (Fig. 8 ) et d’une ribambelle de petites machines à café électriques (Fig. 7).


Brevet US992021 de Marzetti, «Electrically heated vessel», déposé le 2 décembre 1909.


L’électricité est aussi utilisée sur les gros modèles « Tipo Extra ». Ils sont bientôt exportés aux quatre coins du monde et des succursales sont ouvertes dans plusieurs grandes villes. Les affaires marchent tellement bien à l’étranger qu’Enrico Bossi est appelé en Allemagne pour y devenir le représentant exclusif de la marque, il finit par déménager à Hambourg avec femme et enfants en 1925.


Machine à café express la Victoria Arduino au 14e Salon des Arts Ménagers de Paris en 1937, Stand Café Madag.

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Brochure publicitaire de La Victoria Arduino pour les modèles Tipo Extra et Cioccolato, dépliant vantant le soin apporté à l’emballage des machines destinées à l’exportation.


À suivre…


_________________________________



6 Image extraite de « La Victoria Arduino, 100 anni di caffè espresso nel mundo » de Franco Capponi, 2005.

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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par zeb le Jeu 07 Mai 2015, 07:51

Avec plaisir comme d'hab Wink
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par LELITOR le Jeu 07 Mai 2015, 08:13

merci , j'attend la suite avec impatience Smile
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par dynamos le Jeu 07 Mai 2015, 17:40

La suite la suite la suite Langue3

Joli boulot, merci
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par hbf11 le Jeu 07 Mai 2015, 21:55

Pootoogoo,

j'admire ton travail de recherche et les vues éclatées des machines sont très explicites .
Lire toutes les informations que tu as collectées montrent parfaitement l' évolution des machines expresso et tes articles sont aussi bons qu'un ristretto .
bravo à toi
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par pootoogoo le Sam 09 Mai 2015, 02:45

Merci pour les commentaires, ça fait toujours autant de bien. clin d'oeil
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par pootoogoo le Sam 09 Mai 2015, 02:57

Les bleus du petit noir… hasta la Victoria (3/3)


Le sort de Pier Teresio Arduino est bien plus triste : il meurt subitement le 3 février 1923, alors qu’il se trouvait à Pavie (au sud de Milan), laissant sa femme sans héritier. L’héritage laissé à ses associés et au monde du café, quant à lui, est impressionnant pour un homme de moins de 47 ans. Il avait travaillé toute sa vie sans relâche à l’élaboration de machines à café, apportant des idées nouvelles et bâtissant un véritable empire. À la veille de sa mort, tous les éléments étaient réunis pour garantir l’avenir de La Victoria Arduino. Il avait finalement réussi son pari, annoncé dès son premier brevet, d’apporter au monde entier «le signe de la victoire Italienne fruit d’une étude patiente et constante correspondant aux besoins actuels de rapidité moderne et au travail sain d’un commerce qui se développe, d’un vent nouveau qui triomphe en donnant au public une tasse réchauffée instantanément»


Affiche de La Victoria Arduino pour les modèles Tipo Extra vers 1930.


Cette année 1922 avait été particulièrement chargée, à croire que Pietro Arduino a fini par mourir d’épuisement. Il venait juste de transférer les activités de production dans une toute nouvelle usine, construite au 81 de via Bardonecchia et était revenu sur son idée de confier la publicité et la promotion de ses produits à une entité complètement séparée nommée VALVA (pour Vendita Apparechi La Victoria Arduino). Au niveau des inventions, il avait déposé pas moins de trois brevets différents durant l’été 1922 et les derniers projets sur lesquels il a travaillé sont révélateurs de son génie visionnaire. Il semble que le premier brevet intitulé «Perfezionamenti nelle macchine per la preparazione del caffè express» (numéro 213009 déposé le 5 juillet 1922), introduisait un nouveau robinet pour son modèle phare nommé «tipo extra», de forme classique. Le deuxième brevet est beaucoup plus intéressant : déposé le 3 août 1922 (numéro 213001), il porte le titre «Macchina murale per la preparazione del caffè espresso». Je n’en ai pas cru mes yeux en voyant les dessins (en annexe du livre du Capponi) : bien avant celles de Reneka ou de Faema, Arduino avait déjà pensé à une machine murale.


Brevet italien N. 213009 d’Arduino, déposé le 5 juillet 1922 (image tirée du livre de Franco Capponi). 6


L’invention révolutionne complètement le monde des machines et la façon de servir le café. L’appareil extrêmement compact est branché sur l’eau de la ville (tube 2) et est muni d’une bouilloire intégrée (réservoir 8 ). L’eau arrive dans une chambre (1) munie d’un piston (3) pouvant être actionné à la main (levier 6). Celui-ci sert à doser la quantité d’eau qui sera réchauffée dans la bouilloire avant d’être envoyée vers le groupe par la pression de l’eau en ébullition (conduit 14). Un robinet à trois positions situé en dessous de la bouilloire permet d’envoyer l’eau vers le groupe en position haute (comme sur la Fig. 5), évacuer l’eau de la bouilloire en position intermédiaire (Fig. 4) ou envoyer la vapeur vers la lance 23 en position basse (Fig. 3).
Exit la machine «a colonna»… une idée révolutionnaire pour l’époque. Le concept de l’installation murale sera poursuivi par Arduino pour offrir aux bars une installation ultra-moderne (comme spécifié sur l’annonce en français montrée plus bas). Celle-ci avait un mode de fonctionnement légèrement différent (une bouilloire centrale étant placée au sous-sol et le robinet étant placé au-dessus), mais l’effet visuel, tout à fait nouveau, restait le même.


Brochure publicitaire de La Victoria Arduino pour une installation murale, vers 1930. 6


Pour compléter le tout, Pier Teresio Arduino avait déposé dans la foulée un dernier brevet intitulé «Macchina per la preparazione del caffè» (n. 213012 du 4 aout 1922) et, juste avant de mourir, il venait d’acquérir le brevet d’un certain Oreste Bajma Riva, un Milanais qui avait déposé plusieurs brevets relatifs à des fils ou des connecteurs électriques. Il était certainement connu de Bossi, et il se retrouve au poste de conseiller de La Victoria Arduino tout juste après la mort du fondateur 7. Son brevet, racheté par Arduino, porte le titre «Perfezionamenti dei riscaldatori elettrici per liquidi» (brevet 212465 du 28 juillet 1922, transféré intégralement à La Arduino le 22 mars 1923 sous le numéro 8137). Ça n’est pas énoncé clairement dans le livre de Capponi, mais ces brevets sont certainement tous reliés à une autre machine qui a connu un grand succès commercial et qui représente aussi un jalon dans l’histoire des machines à café : la «Tipo Famiglia».




Sujet du brevet Italien N. 213012 d’Arduino, déposé le 4 aout 1922 (image tirée du brevet DE423480C).


Une machine qui, comme la «mignonne», marque non seulement l’arrivée du porte-filtre dans les foyers "comme au café du coin" mais aussi le chauffage rapide par une résistance électrique, le tout dans une machine compacte et à l’esthétique recherchée. Le chauffage est toujours effectué à l’aide d’une chemise autour de la bouilloire, mais l’arrivée électrique se fait à l’aide d’un connecteur (c’était certainement là le sujet du brevet acheté à Bajma Riva), un principe qui sera repris sur de nombreuses petites cafetières. La cuve se remplit par le haut et un robinet permet de contrôler le passage de l’eau sur la mouture.






Évolution de l’image de marque de La Victoria Arduino, dépôts de marque de 1930 et 1931.


La mort de son fondateur ne ralentit pas l’expansion de La Victoria Arduino. Le sens de l’entreprise et de l’innovation (et peut-être certains projets laissés dans des cartons avant son départ) perdureront et vont assurer l’avenir de la société. La marque suit les modes du temps et continue de marquer les esprits avec ses campagnes publicitaires et ses modèles originaux.





Brochure publicitaire de La Victoria Arduino pour les nouveaux modèles Tipo Extra, Agence Juvara à Paris en 1931.


Au niveau de l’innovation technologique, un dernier brevet doit être mentionné, il s’agit de la machine à pompe «Sistema ed apparechio per la rapida preparazione del caffè in bevanda» (n. 254270, déposé le 12 août 1926).






6
Brevet italien N. 254270 de la Victoria Arduino, déposé le 12 août 1926 (images tirées du brevet FR658739).


[justify]L’introduction du brevet, de 1926 je le rappelle, pose en ces termes le problème des machines à café express fonctionnant sur le principe de la vapeur : «L'eau bouillante envoyée sur la poudre de café se trouve de ce fait à une température supérieure à 100°C, ce qui représente un inconvénient considérable, car la boisson obtenue est trouble et la saveur et l'arôme en sont altérés.
Si l'on emploie de l'eau à une température inférieure à 100°C, bien que de très peu, la boisson obtenue est claire, sa saveur et son parfum restant inaltérés, ce qui est dû au fait que les substances tanniques et autres contenues dans la poudre de café, et susceptibles de rendre la boisson trouble et sa saveur astringente et désagréable, ne passent dans la boisson que lorsque la température de l'eau agissant sur la poudre de café atteint ou dépasse 100°C.»

Si le problème posé est exactement le même que celui à l’origine du groupe d’Achille Gaggia déposé 20 ans plus tard, la solution est différente… enfin pas si éloignée que ça. Le système proposé pour extraire rapidement du café avec de l’eau à moins de 100°C utilise non pas une compression directe de l’eau, mais utilise la force d’une pompe (à air) à main. Le brevet évoque d’autres tentatives sur ce principe à l’aide de moteurs-compresseurs (trop bruyants et prenant trop de place) sans qu’il soit précisé si cela venait de la Victoria Arduino ou d’autres maisons comme Luigi Giarlotto (inventeur d’une machine fonctionnant à l’aide d’une pompe à air en 1909) ou Marius Malaussena (un inventeur de Nice qui travaillait sur un système similaire dans les années 20).
L’action mécanique passe par une crémaillère poussée par un engrenage en demi-lune, le piston des figures 1 et 2 ne pousse pas directement sur l’eau, mais sert à doser la quantité d’eau chaude et la quantité d’air comprimé servant à passer l’eau sur la mouture, la pression d’extraction étant réglée par la soupape (13) qui laisse passer l’air et/ou l’eau poussée.
20 ans avant Gaggia, on est exactement dans la même recherche de solution et à un cheveu de ce qui a permis le passage du café express à l’expresso.


Timbre à l’effigie de La Vicroria Arduino, reprenant une affiche publicitaire des années 30.


Je suis convaincu que si le destin avait donné quelques années de plus à Pier Teresio, il aurait alors inscrit son nom non plus dans l’histoire, mais dans la légende, celle qui veut que cette idée du piston (de Gaggia) soit arrivée de nulle part alors qu’elle est, comme la plupart des inventions, le fruit d’un tâtonnement de différents inventeurs focalisés vers un même objectif… jusqu’à la consécration d’un seul.

6
Usine La Vicroria Arduino dans les années 40.






Dans les années 40, passage des modèles express à colonnes aux modèles horizontaux.


Pier Teresio Arduino verra tout de même son œuvre reconnue, mais peut-être pas à la hauteur du personnage (même pas de sa petite taille), enfin, il a quand même eu droit à une série de timbres... Son entreprise a survécu à l’arrivée du groupe Gaggia et des machines à pompe de Valente (Faema) en participant même à leur évolution. La Victoria Arduino existe encore aujourd’hui et est une des rares à proposer encore des modèles de bar à levier.


À suivre...


_________________________________



6 Image extraite de «La Victoria Arduino, 100 anni di caffè espresso nel mundo» de Franco Capponi, 2005.

7 Inventeur prolifique, il a à son actif trois autres brevets : «Dosatore dell’acqua nelle maccine per la preparazione istantanea del caffè», «Apparechio automatico per la preparazione del caffè espresso» et Macchina per preparare la bevanda di caffè» (numéros 213010, 215406 et 215408) et des brevets d’addition (numéros 226565, 225016 et 231775).

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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par dynamos le Sam 09 Mai 2015, 08:17

Très passionnante cette page d'histoire, merci Seb Wink
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par 2carrés le Lun 11 Mai 2015, 10:51

Superbe travail Seb.
Tu montres bien le côté pionnier des inventions d'Arduino (les machines domestiques! la murale!), mais aussi qu'une invention est le fruit de recherches prolifiques dans différents lieux, puis que l'histoire réduit tout ça souvent à une seul nom…

Et puis pour moi qui apprécie particulièrement Turin comme ville, ça contribue aussi à relativiser un peu Milan comme LA ville de l'espresso.

Bravissimo.
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par zeb le Lun 11 Mai 2015, 13:57

Oui toujours aussi bon Wink

Par contre pour Juvara à Paris t'es sûr ?
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par rotchitos le Lun 11 Mai 2015, 16:07

le sujet est déjà terriblement captivant, mais avec le talent d'écriture de seb ça devient carrément passionnant ! study

merci monsieur rabbit
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par pootoogoo le Lun 11 Mai 2015, 23:29

Merci les amis.

@zeb a écrit:Par contre pour Juvara à Paris t'es sûr ?

C'est ce qui est écrit dans le livre de Capponi et qui apparaissait aussi sur le site de VA il y a quelques semaines... (ils viennent de refaire le site et cette section n'apparait plus et n'est pas archivée Crying or Very sad).

Bref, je suis sûr que ça te suffit pas comme preuve alors, est-ce que ça c'est mieux ?



Entreprise Juvara SA, 20, rue de la Michodière pour être précis.  Rolling Eyes

En fait, il s'agit de «Juvara Equipement, l'une des premières entreprises à avoir introduit en France la machine à café Expresso». Le site existe encore mais pas sûr qu'il y ait quelqu'un au bout de la ligne.

Un vieux sujet sur le forum parle de ce lien Juvara - VA.
http://expresso.cultureforum.net/t2006p1-victoria-arduino-modele-inconnu#21494
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par Micco le Jeu 21 Mai 2015, 09:18

Un vrai feuilleton, on reste accro ! Merci Sébastien Smile

Victoria Arduino reste dans l'actualité : ils présentent leur nouveau modèle tout neuf, "technologie Gravitech" jeudi en huit à Paris. J'irai voir ça Smile
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par zeb le Jeu 21 Mai 2015, 12:36

Il y a un lien probable entre VA et Annemasse en Haute Savoie pour de la fabrication (assemblage ?). J'avais trouvé un élément il y a quelques années qui coroborait cette hypothèse mais pas moyen de me rappeler Sad

Michel, on a failli s'y rencontrer, mais avec le temps de trajet ça ne m'est finalement pas possible...
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par Micco le Sam 23 Mai 2015, 15:57

Tant pis @zeb... Je dois venir à Aix courant juin. La date est à préciser...
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par zeb le Mar 26 Mai 2015, 11:16

D'ac @Micco
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par pootoogoo le Dim 11 Oct 2015, 04:45

Ôde aux Créateurs (Acte I, Allegro)



Publicité pour les modèles Orso de Figli Sanitini, 1919.


Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les soldats qui ont la chance de rentrer chez eux ont pris l’habitude du mauvais vin et du mauvais café. Loin d’une coïncidence, l’« espresso » (désignant tout autant la boisson sortant des grosses chaudières cylindriques que des petites cafetières domestiques) se développe et se répand comme trainée de poudre. Ce mot, « espresso », dont la première trace semble avoir traversé le temps grâce à la célèbre photo de la foire de Milan de 1906, remplace petit à petit le mot « Express », utilisé jusque-là. La transition d’Express à Espresso est à l’image de la dissolution des derniers liens avec la glorieuse époque française : si le terme Express puis Expresso a perduré en France, il en va différemment chez son voisin italien… et c’est là, dorénavant, et presqu’exclusivement que la partition va désormais s’écrire.


Cafetière de Leopoldo Giussani, vers 1900.


Lampe Aquilas, cafetière Aquilas et cafetière Adele de l’entreprise Fratelli Santini (vers 1910, 1920 et 1930).


De 1898 à 1947, le développement des cafetières italiennes est fulgurant. Profitant certainement d’un repli des populations sur elles-mêmes, d’une envie de retrouver un peu de confort chez soi, le nombre de cafetières et incidemment de marques et d’officines produisant des machines à café explose. Les villes de Turin et de Milan se font alors compétition pour tenir le haut du pavé, mais c’est dans une ville plus éloignée que l’histoire commence.








Entreprise Fratelli Santini, différents en-têtes de l’entreprise de 1900 à 1940.


Avant l’arrivée de l’électricité, phénomène qui participera aussi grandement à l’essor des petites cafetières, le chauffage se fait sur le foyer ou grâce à un brûleur, comme sur les cafetières de Leopoldo Giussani (Milan) ou celles des frères Santini et leur modèle emblématique « Aquilas ».




Produits vendus pas Fratelli Santini, début XXe.


Fondée par Orfeo Santini en 1859 à Ferrara, dans le delta du Pô, l’entreprise des frères Santini (ses fils Silvio, Umberto et Paolo) fabrique d’abord des lampes à pétrole et à acétylène1 puis des réchauds. Au tournant du siècle, c’est tout naturellement que l’entreprise se tourne vers la fabrication de cafetières en gardant les mêmes noms de marques que pour ses lampes : « Aquilas » pour la fratrie Santini et « Orso » pour les fils Santini (entreprise fondée par les fils Orfeo et Antonio de Silvio Santini, à sa mort en 1914).


Publicité pour « Aquilas », entreprise Fratelli Santini 1908 et 1924.


Publicité pour « Orso », entreprise Figli Santini 1919.


Leur succès en inspire d’autres à Ferrara : Stella, SIMERAC et Velox voient aussi le jour dans cette ville. Stella, marque de l’Officine Metallurgiche Sgarbi, Chiozzi & C., présente un peu le même parcours que Fratelli Santini2 : fondée en 1924 par Gino Sgarbi et Girolamo Chiozzi, elle fabrique des lampes à acétylène puis étend ses activités vers la production de cafetière. En 1932 elle reprendra d’ailleurs l’entreprise Figli Santini après sa faillite3 (annoncée en 1929 alors qu’elle venait tout juste de lancer deux nouvelles marques : « Z » et, spécifiquement pour des cafetières, « Sport » qui n’existeront certainement jamais). L’entreprise Fratelli Santini, elle, continuera ses activités jusqu’aux années 1970.


Publicité pour « Stella », entreprise Scarbi, Chiozzi & Co, début XXe.


SIMERAC (acronyme de Stabilimento Industriale Materiale Elettrico Ragionier Antonio Cotechini) et Velox (la fabrique associée à cette marque enregistrée à Milan par un certain Rino Cazzanti était établie à Ferrara) produisent aussi des cafetières express de format familial munies de tubes de sortie, mais aussi des modèles avec un porte-filtre.


Publicité et brochure de SIMERAC, début XXe.


Remontant le fleuve Pô (le plus important fleuve d’Italie prenant sa source dans les Alpes et traversant le pays d’ouest en est en passant par Turin), ces cafetières envahissent bientôt toute l’Italie et, témoin de ce succès, on en retrouve encore aujourd’hui de nombreux exemplaires dans les brocantes.


Dépôt de marques pour des cafetières auprès de l’OPAC, de 1898 à 1947.


Plusieurs autres fabricants leur emboitent le pas et se mettent à produire des modèles similaires fonctionnant sur le même principe (soit celui de Rabaut, où l’eau est poussée par la force de la vapeur à travers la mouture et ressort par un tube) : Invicta, Select, Watt, Luxor, Omega, Simplex, Universal, Icea, MRT, Nea Lux, Zappia, Giussani, Vulcan et même les grandes marques comme Eterna, Victoria Arduino (avec la Venus Moka), La Carimali et La Pavoni.


Publicité pour Eterna et modèle Baby Lutetia de la marque fondée par Angelo Torriani, début XXe.


Publicité et modèle de la marque Oikos, début XXe.



Évolution des innovations sur les modèles de cafetières à vapeur domestiques avec tube de sortie, sur les brevets déposés entre 1881 et 1945.


D’autres s’orientent vers une configuration de type « porte-filtre » (le café étant placé dans un réservoir, juste à la sortie). On doit apparemment à l’allemand Eicke (comme en écho à Römershausen et avec un design rendant hommage au balancier de Gabet) cette configuration qui aura de beaux jours devant elle, puisque c’est cette lignée qui donnera, en particulier, la cafetière dite «Atomic» de Giordano Robbiati, si chère au cœur de mon ami Mikaël.4


Évolution des innovations sur les modèles de cafetières à vapeur domestiques avec réservoir de sortie, sur les brevets déposés entre 1881 et 1945.



Publicité pour les modèles Eicke de 1897 et 1927.


Autre lignée et non des moindres, la branche « Moka », si chère au cœur de mon ami Lucio.5 Là aussi, la machine semble trouver sa source en Allemagne avec l’invention (de 1887) d’Ehrlich, baptisée « Vienna ». On connait aujourd’hui cette cafetière comme la cafetière italienne ou « Bialetti », sa forme emblématique (à deux étages et à facettes) trouve peut-être sa source dans une invention Allemande de 1913, celle d’un certain Richard Gross, ainsi que dans le design de McGuire (1926). Alfoso Bialetti aurait fondu sa première machine en Aluminium autour de 1933, avec des facettes déjà, mais avec une forme plus arrondie.6 Il n’enregistre le nom « Moka Express » qu’en 1948 et la marque n’est pas encore « Bialetti » mais « ABC » (pour Alfonso Bialetti Crusinallo, son lieu d’établissement). Ce n’est que dans les années 60 qu’est adopté le fameux bonhomme à moustache créé par Paul Campani dont le physique n’est pas sans rappeler le patron Renato lui-même (fils d'Alfonso) lui-même.


Évolution des innovations sur les modèles de cafetière à vapeur de type cafetière italienne sur les brevets déposés entre 1887 et 1931.



Publicité pour le modèle Vienna, autour de 1900.


Publicités de 1927 et 1928 pour des modèles de cafetières produits en Allemagne (type Vienna).



Atelier de fonte d’aluminium d’Alfonso Bialetti (à gauche) vers 1930.


Premier modèle de cafetière des ateliers Bialetti, 1933.


Dépôt de marque de l’entreprise Bialetti de 1948 à 1960.


Deuxième modèle d’Alfonso Bialetti et son premier brevet, 1950.



Pour compléter la gamme, finissons avec une note sur un principe qui avait été développé par des Français (Mayer/Delforge en 1852 et Lavigne en 1854). L’arrivée de la cafetière à piston telle que nous la connaissons aujourd’hui est le fait d’Italiens : Attilio Calimani, Ugo Moneta, Ugo Paolini et Bruno Cassol déposent des brevets pour ce type de cafetière entre 1928 et 1934. Les inventeurs sont tous associés à la famille Moneta (Ugo, Gemma, Alessandro et Giuseppe) qui possède la marque «Melior» de Milan.


Évolution des innovations sur les modèles de cafetière à piston sur les brevets déposés entre 1928 et 1934.


Publicités de 1936 et 1940 et dépôts de marque pour « Melior » auprès de l’OPAC 1929 et 1933.


Passage de flambeau encore une fois, décidément ce ne sont plus les Français qui dictent la musique, à peine suivent-ils le tempo. Douce revanche, ce type de cafetière s’appelle encore aujourd’hui « French Press » en anglais.

À suivre…

_________________________________


Je dois ici chaleureusement remercier Lucio del Piccolo de m'avoir donné accès il y a quelques années à sa fabuleuse collection et sélection de brevets de toutes provenances qui, après un peu de classement, m'ont permis de retracer l'évolution technologique des différents types de machines.

1. Les débuts de l’entreprise Sanitini : «Santini, la storia».
2. Les débuts de la marque Stella : «Stella, la storia» et sur le blog de Lucio del Piccolo «Stella da viaggio monotazza» .
3. Voir l’article de Luccio Del Piccolo « Una orso davvero particolare »
4. Toute l’information sur les modèles de Giordano Robbiati et d’autres créateurs d’importance est disponible sur le blog de Mikaël Janvier.
5. Voir son magnifique article sur l’invention de Bialetti «Intervista Tina Bialetti, Ottobre 2013».
6. Site official de Bialetti et «La prima Moka Bialetti» sur le blog de Lucio.


Dernière édition par pootoogoo le Mar 20 Oct 2015, 02:47, édité 8 fois
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par Gérard JEAN le Dim 11 Oct 2015, 06:48

pootoogoo,

tu nous régales.

Je sais pas comment te dire merci.
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Gérard JEAN

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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par franvespa le Dim 11 Oct 2015, 08:27

Très instructif et toujours aussi agréable à lire.
Un grand merci pour ta générosité !

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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par dynamos le Dim 11 Oct 2015, 15:20

Merci Seb, tu m'avais manqué Smile
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par zeb le Dim 11 Oct 2015, 16:25

Haha ! Bravo ! Encore un sacré boulot de recherche ! Et toujours si bien écrit ! Quel plaisir de te lire Sébastien ! Wink
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par roluspress le Dim 11 Oct 2015, 17:10

👍👍👍👍🎩🎩🎩🎩💜💛💚💙❤
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par pootoogoo le Lun 12 Oct 2015, 01:13

Merci à tous... la suite devrait arriver un peu plus vite que la dernière fois. L'automne se prêtant un peu plus aux activités de recherche et de rédaction que l'été. Wink
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Re: Du «café express» à la naissance de l’«espresso»

Message par 2carrés le Lun 12 Oct 2015, 09:42

Merci !!
Cette richesse de documents visuels ! j'adore.
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