La cafeine est elle une drogue ?

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La cafeine est elle une drogue ?

Message par maxpresso le Mar 06 Nov 2012, 15:43

Bonjour

Essayons de nous voir dans une glace et de nous poser cette question : la cafeine est elle une drogue ? le café crée t il une certaine dependance ?
D'autres questions intéressantes telle que : le café présente t il un danger pour ma santé ?
Oui je sais qu'in sujet aussi "trouble fête" n'a pas lieu d'être dans un forum de passionés, mais il mérite au moins d'être posé et débattu, qu'en pensez vous ?
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maxpresso

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Re: La cafeine est elle une drogue ?

Message par giorgio le Mar 06 Nov 2012, 16:16

Oui, oui, c'est l'une des spécialités de la Jamaïque afro
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giorgio

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Re: La cafeine est elle une drogue ?

Message par auxanges le Mar 06 Nov 2012, 16:19

Je vous conseille l'article de wikipedia, particulièrement complet et citant ses sources, ça protège du blabla ...
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auxanges

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Re: La cafeine est elle une drogue ?

Message par pjantiao le Mar 06 Nov 2012, 17:22

J'ai pas mal de littérature là dessus, j'essayerai de vous retrouver ça.

De mémoire, il y a une forme de dépendance mais qui ne peut être assimilée à une drogue de part les zones du cerveau qui sont mises en jeu et par le processus de sevrage relativement facile à mettre en place.
L'article de Wiki simplifie une peu (beaucoup) les analyses qui sont un peu plus controversées, mais est une bonne base à lire tout de même.

Je vous fouine ça ASAP
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pjantiao

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Re: La cafeine est elle une drogue

Message par PTILELIT le Mar 06 Nov 2012, 21:08

Si si,je confirme,je suis dépendant et je ne veux pas etre sevré. geek
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PTILELIT

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les bienfaits et méfaits du café

Message par maxpresso le Mar 06 Nov 2012, 22:23

Voici un peu de lecture sur les bienfaits et méfaits du café

Mise au point : bienfaits et méfaits du THE et du CAFE...

../..

La caféine sous toutes ses formes
DU FAIT de sa présence dans le café, le thé, certains sodas, le chocolat et des préparations alimentaires, la caféine est la substance pharmacologiquement active la plus consommée au monde. Chaque année, 120 000 tonnes sont consommées dans le monde, dont 54 % en rapport direct avec le café (le reste provient du thé, des sodas et du chocolat). L’effet de la caféine sur l’organisme semble complexe. Au niveau cellulaire, cette substance inhibe les phosphodiestérases, elle modifie les flux intracellulaires de calcium, agit comme un antagoniste des récepteurs à l’adénosine et diminue significativement le NO exhalé par modification de la concentration en cGMP. Au sein du système nerveux central, la caféine pourrait réduire le turnover de la noradrénaline et, de ce fait, agir comme un régulateur de l’humeur. Par ailleurs, la caféine agit comme stimulant de la sécrétion de rénine plasmatique et majore la production hormonale adrénergique de la médullo-surrénale. Les deux effets conjugués pourraient induire une hypertension artérielle chez les sujets à risque. En 1983, une étude a prouvé que la caféine peut se lier de façon transitoire à certains récepteurs cellulaires aux opioïdes, ce qui pourrait expliquer son effet favorable sur la douleur. Le degré de caféine des différentes formes de café (filtre, expresso, soluble...) est variable selon les préparations et c’est l’infusion - en particulier lorsqu’elle est longue comme dans les cafés dits américains - qui solubilise le plus la caféine.

Dans la pharmacopée.
Depuis le XVII°siècle, le café est utilisé pour ses propriétés stimulantes nerveuses et psychiques. Dès 1810, on lui attribue aussi des propriétés tonicardiaques, diurétiques et stimulantes de la digestion. En 1838, le café vert est inscrit à la pharmacopée française. Par la suite, la caféine est utilisée en pneumologie, du fait de son action antispasmodique bronchique, et on lui reconnaît une action vasoconstrictrice périphérique (vaisseaux pulmonaires, coronaires, rénaux et cérébraux, d’où son action sur la migraine). En 1895, la pharmacopée française inclut pour la première fois une solution de caféine injectable utilisable au même titre que la cocaïne ou la quinine comme stimulant. Dans le « Vidal » édition 2005, il n’existe qu’une forme de caféine injectable - la caféine Cooper - indiquée dans l’apnée du nouveau-né prématuré et 22 spécialités sous forme de comprimés destinés à lutter contre la douleur et la migraine ou utilisables comme stimulants. La caféine est en outre utilisée comme excipient dans le Diergospray et pour ses propriétés sur la microcirculation dans un produit topique amincissant : la Percutaféine.

> Dr I. C.

A tous les dosages

Café filtre passé à la main (tasse de 60 ml) : 60 mg.
Café filtre passé à la machine : 57 mg.
Café expresso : 34 mg.
Café instantané : 26 mg.
Décaféiné : 5 à 10 mg.
Thé (tasse de 80 ml) : 16-18 mg.
Cacao (200 ml) : 10-20 mg.
Cola (150 ml) : 23 à 43 mg.

Le catalogue des méfaits et bienfaits du café
Entre 2002 et aujourd’hui, plus de 300 études relatives à l’effet du café et de la caféine sur la santé ont été publiées. Les résultats de ces travaux sont parfois contradictoires, comme c’est souvent le cas en nutrition. Si la balance entre effets favorables et défavorables reste équilibrée, certaines publications pourraient inciter à la mise en place d’études spécifiques sur l’effet pharmacologique de la caféine.

A/ Effets défavorables
Cancers Les premières études qui ont suggéré un effet cancérogène du café datent des années 1970 aux Etats-Unis. Elles étaient fondées sur l’analyse des registres de cancers qui existent dans l’Utah depuis 1960. L’une des particularités de cette région vient du fait qu’une importante communauté mormone y vit, dans les environs de Salt Lake City. Or, l’un des principes de cette religion est l’interdiction de consommer des boissons alcoolisées et des excitants (café ou thé). Les premières études liant le café et certains cancers (sein, côlon, vessie) se fondaient donc sur l’analyse comparative des taux de cancers dans les populations mormones et non mormones. Dans ces conditions, on conçoit que ces travaux aient pu être biaisés par d’autres facteurs (alimentation plus saine, tendance plus marquée à l’exercice physique...).

A.1/ Cancer du sein
Une analyse menée sur les 81 cas de cancer du sein de l’homme diagnostiqués au Canada entre 1994 et 1998 semble indiquer que les hommes qui consomment plus de 4 tasses de café par jour seraient moins susceptibles d’être atteints de ce type de néoplasie. En raison du faible nombre de cas recensés, une étude à plus grande échelle serait nécessaire pour préciser le lien entre l’alimentation et ce type de cancer. Une étude menée sur 508 267 femmes-années en Suède n’a retrouvé aucun lien entre la consommation de café et la survenue d’un cancer du sein.

« Eur J Cancer Prev », 2002 Jun ; 11(3) : 253-263. « Ann Epidemiol », 2002 jan ; 12 (1) : 21-26.

A.2/ Cancers de la vessie et du côlon
Si, dans les années 1980 et 1990, des études avaient montré un lien entre la consommation de café et la survenue de cancers de la vessie, de nouvelles publications semblent innocenter cette boisson, même lorsqu’elle est consommée en grande quantité. En revanche, le café pourrait majorer le risque de cancer du côlon et du rectum, selon l’analyse pratiquée sur plus de 1 800 malades et 2 118 sujets contrôles. L’une des explications biologiques de cette majoration du risque cancéreux serait la diminution de sécrétion exogène de cholestérol et d’acide biliaire en rapport avec la consommation de caféine. Mais un effet mutagène direct du café sur les cellules coliques ne peut être exclu.

« Eur J Cancer Prev », 2002 Apr, 11(2) : 137-145. « Cancer Causes Control », 2004 Oct 15(Cool : 743-757.

A.3/ Oeil
En 2002, devant l’existence d’études contradictoires sur l’effet du café sur la pression intraoculaire, des ophtalmologistes israéliens ont analysé les modifications de la tension de l’œil selon la quantité de café ingérée. Ils ont conclu que les personnes souffrant de glaucome à tension normale ou d’hypertension oculaire doivent éviter de consommer plus de 180 mg de caféine par jour, en raison du risque majoré de majoration de la pression oculaire chez les sujets à risque de glaucome.

« Ann Pharmacother », 2002 Jun ; 36(6) : 992-995.

A.4/ Cerveau

Boire plus de 6 tasses de café par jour pourrait aussi majorer le risque d’hémorragies méningées chez les porteurs d’anévrisme cérébral. Néanmoins, aucun lien entre café et saignement méningé n’a été détecté chez les sujets exempts de malformation vasculaire.

« Journal of Neurology and Neurosurgery and Psychiatry », 2002, 73 : 112.

A.5/ Reproduction

Du fait de l’effet de la caféine sur les catécholamines, les acides gras libres et les nucléotides cycliques, il n’est pas exclu que le café puisse être doté d’un effet mutagène et tératogène. De fait, le taux de fausses couches et de naissance d’enfants mort-nés semble être proportionnel à la consommation de café.

« Fertil Steril », 2004 Feb ; 81(2) : 384-392. « Paediatr Perinal Epidemiol », 2003 Oct, 17(4) : 316-323.

A.6/ Dermatologie
Près de 40 % des personnes qui travaillent dans la production de café avant que les grains ne soient torréfiés se plaignent de symptômes allergiques : prurit, conjonctivite, rhinite et parfois asthme. Par ailleurs, 10 % des sujets souffrant de dermatite atopique déclarent que leur symptômes cutanés sont majorés par une consommation excessive de café.

« Allergy », 37(5) : 313-322.

A.7/ Coeur et hypertension
En 1983, une étude parisienne menée sur 6 321 adultes concluait à l’absence d’effet du café sur la tension artérielle. Mais cette étude a par la suite été contredite par de nombreuses publications qui tendaient à prouver que l’abus de caféine pourrait induire chez les sujets à risque une hypertension artérielle. En 2004, des chercheurs américains attribuaient au café un effet négatif sur la pression artérielle des hommes par le biais d’une majoration des résistances vasculaires non compensées par une majoration de débit cardiaque. Par ailleurs, le café associé à la cigarette pourrait contribuer à rendre l’aorte plus rigide et moins capable de supporter des à-coups tensionnels. Un travail mené en Finlande en 2004 tendrait à prouver que chez les hommes d’âge moyen - stressés par ailleurs - le café augmente de façon dose-dépendante le risque de maladie coronarienne. En revanche, dans les suites d’un premier accident cardiaque, le risque de nouvel infarctus du myocarde ne semble pas majoré par la consommation de café.

« Am J Cardiol », 1983, 52(10) : 1238-1242. « J Am Coll Cardiol », 2004 Nov 2 ; 44(9) : 1911-1917. « J Nutr », 2004 Sep 134(9) : 2381-2 386. « Am Heart J », 2004 Jun 147(6) : 999-1004. « Am J Cardiol », 2004 Apr 15 ; 93(Cool : 1022-1026.

A.8/ Effet sur les lipides
Trente sujets sains ne consommant pas habituellement de café ont été soumis pendant 28 jours à un régime incluant la prise quotidienne de trois cafés instantanés. A l’issue de ces quatre semaines, le taux de cholestérol total moyen était majoré significativement (+ 20 %), ainsi que le taux de HDL cholestérol (+ 34 %). Un autre travail expérimental réalisé sur une population mixte de 30 personnes conclut à l’absence d’effet sur les concentrations en HDL cholestérol et triglycérides pour les deux sexes. Chez les hommes, seul un effet positif sur le cholestérol total et le LDL cholestérol a été noté.

« Afr J Med Sci », 2001 ; 30(1-2) : 43-45. « Nutr J », 2003 Oct 4 ; 2 (1) : 8.

A.9/ Polyarthrite rhumatoïde
Depuis 2001, plusieurs publications ont suggéré un lien entre le café et l’apparition ou l’évolution d’une polyarthrite rhumatoïde. Une récente analyse à grande échelle incluant plus de 121 000 femmes conclut à la possible existence d’une telle association mais avec un degré de significativité faible.

« Arthritis Rheum », 2003 Nov, 48(11) : 3 055-3 060.

A.10/ Sommeil

Il a fallu attendre 2002 pour qu’une étude rigoureuse prouve l’effet du café sur le sommeil et la sécrétion endocrine de mélatonine. Ce travail conclut que la prise de café trois à six heures avant l’heure du coucher influe négativement sur la qualité du sommeil et diminue significativement la sécrétion de mélatonine. Les auteurs concluent que « les sujets ayant des problèmes à l’endormissement doivent donc éviter de consommer du café dans les six heures précédant le coucher ».

« Sleep Med »,2002 May 3(3) : 271-273.

B/ Effets favorables
Appareil uro-génital Chez les hommes d’âge moyen, la consommation de plus de 3 tasses de café par jour pendant deux semaines permet d’améliorer le volume mictionnel sans modifier le débit urinaire de pointe. La motricité des spermatozoïdes semble favorisée par la consommation de café. C’est pour cette raison que des expériences d’enrichissement du milieu de conservation des spermatozoïdes hypokinétiques en caféine ont été tentées pour améliorer les tentatives de procréation médicalement assistées. Mais ces expériences n’ont jamais été favorables.

« Neurol Urodyn », 2002 ; 21(5) : 491-494.

B.1/ Maladie de Parkinson
Un lien entre la consommation de café et l’évolution des signes neurologiques en rapport avec la maladie de Parkinson a été démontré à la fin des années 1990. Or ce lien n’existe que dans le sexe masculin. Il semblerait que les estrogènes utilisés en traitement substitutif de la ménopause puissent interférer avec le café dans cette situation. Un travail publié en 2004 ne retrouve pas en effet de différence entre les sexes dans une cohorte où les femmes ne bénéficient pas d’un tel traitement. Dans des modèles animaux de rats rendus progressivement parkinsoniens, l’utilisation de caféine permet de retarder l’évolution de la maladie par rapport aux animaux témoins.

« Am J Epidemiol », 2004 Nov 15 ; 160(10) : 977-984. « Parkinsonism Relat Disord »,2004 Dec 10(Cool : 465-468

B.2/ Mémoire
Un travail mené chez 1 600 personnes de plus de 80 ans vivant en Californie suggère que les personnes qui ont consommé du café régulièrement tout au long de leur vie ont un risque diminué de troubles mnésiques liés à l’âge. Par ailleurs, une étude menée chez des hommes âgés de 24 à 81 ans tend à prouver que la consommation de café est significativement associée à une amélioration de la mémoire à long terme, de la capacité à anticiper et des performances aux tests psychomoteurs. Enfin, une étude rétrospective californienne menée sur une population mixte conclut à un effet favorable sur la mémoire des femmes de plus de 80 ans d’une consommation régulière de café au cours de la vie.

« Am J Epidemiol », 2002 Nov 156(9) : 842-850. « Hum Psychopharmacol », 2000 ; 15(Cool : 573-581. « Am J Epidemiol », 2002 Nov 1 ; 156(9) : 842-850.

B.3/ Foie
L’analyse de la survenue de cirrhoses dans une population norvégienne de plus de 51 000 adultes suivis durant dix-sept ans montre que la consommation de 2 tasses de café par jour diminue de 40 % le risque de cirrhose, y compris chez les patients en surconsommation alcoolique. Dans le même ordre d’idées, le café pourrait protéger contre les hépatocarcinomes cellulaires, comme le suggère une étude italienne sur 834 cas survenus entre 1984 et 1998, qui conclut à une baisse de 30 % du risque chez les personnes consommant au moins 3 tasses de café par jour. Enfin, un travail récent publié en janvier 2005 montre que chez les personnes à haut risque de maladie hépatique (en particulier les alcooliques) le taux des enzymes hépatiques est significativement moins élevé chez les plus grands consommateurs de café.

« Ann Epidemiol » 2003, 13(6) : 419-423. « Br J Cancer » 2002, 21 ; 87(9) : 956-959. « Gastroenterology », 2005 Jan 128(1) : 24-32.

B.4/ Cancer
Le café pourrait aussi se révéler protecteur contre d’autres types de cancers : un travail publié en 2003 suggère que les consommateurs habituels ont un risque de cancer de la bouche, du pharynx et de l’œsophage diminué par rapport aux abstinents.

« Oral Oncol », 2003 ; 39(7) : 695-700.

B.5/ Migraine
Par son effet vasoconstricteur des artères cérébrales, le café et la caféine sont reconnus comme des traitements actifs sur les migraines et les céphalées chroniques quotidiennes. Chez les adolescents, le sevrage brutal en caféine, lié à une baisse de la consommation de sodas, peut induire des céphalées importantes, voire, chez les plus sensibles à ce phénomène, des céphalées chroniques quotidiennes.

« Cephalalgia », 2004 Apr 24(4) : 241-249.

B.6/ Humeur
Administrer de façon expérimentale de la caféine à dose fixe tous les matins (2 mg/kg) durant deux semaines à des volontaires sains induit, lorsque le sevrage de caféine est brutal, une baisse des performances et des troubles de l’humeur. C’est cette activité modulatrice de l’humeur qui a longtemps été recherchée dans l’adjonction de caféine à des médicaments régulateurs de l’humeur. Une étude menée sur les adultes de plus de 65 ans se considérant comme du matin montre que la prise de caféine (au moins 3 tasses de café au cours de la matinée) permet de pallier la baisse spontanée du niveau de performances cognitives de l’après-midi. Par ailleurs, les sujets qui prenaient de la caféine étaient moins enclins à s’accorder une sieste postprandiale.

« Psychopharmacology », 2002, 164(3) : 241-249. « Psychol Sci », 2002, Jan ; 13(1) : 68-71. « Cephalalgia », 2003 Jun 23(5) : 332-335.

B.7/ Régulation de la glycémie
Par l’effet des polyphénols qu’il contient, le café pourrait être doté d’un effet modulateur du passage systémique du glucose au niveau de l’intestin grêle. Une étude publié en 2003 confirme ces données expérimentales in vivo et suggère que l’acide cholinergique contenu dans le café pourrait agir comme un antagoniste du transport du glucose. Chez les 9 sujets testés, les taux de glycémie et d’insulinémie étaient systématiquement minorés chez ceux qui buvaient du café non décaféiné.

« J Intern Med », 2004 ,Jun 255(6) : 645-652. « Diabetologia », 2004 Dec 47(12) : 2 152-2 159.

B.8/ Régulation du transit
Si le chocolat - qui, pourtant contient de la caféine - est perçu par plus de 50 % des sujets comme un aliment favorisant la constipation, le café permet de lutter contre ce type de trouble du transit pour près d’un quart des personnes interrogées. Il semblerait, en outre, que la prise concomitante de café et de cigarettes induirait un ramollissement des selles chez la quasi-totalité des consommateurs.

« Eur J Gastroenterol Hepatol », 2005 jan 17(1) : 109-112.

B.9/ Pancréatite
Chez les alcooliques à risque majoré de pancréatite aiguë, l’incidence de cette pathologie semble minorée chez les plus grands consommateurs de café. Mais chez les sujets qui, en plus, fument, le café n’aurait plus d’effet favorable. Pour les auteurs, les cigarettes pourraient être dotées d’un effet toxique direct que le café ne pourrait contrecarrer.

« Am J Gastroenterol », 2004 Apr 99(4) : 731-738.

> Dr ISABELLE CATALA

B.10/ L’aversion des femmes enceintes
En 2004, une étude menée sur 105 femmes enceintes (de quatre à neuf semaines d’aménorrhée, SA) suggérait que l’aversion pour le café pourrait, au même titre que les nausées ou les vomissements, constituer un des premiers signes de grossesse. Les futures mères âgées de 18 à 40 ans étaient toutes des consommatrices habituelles ou occasionnelles de café. Elles ont noté, durant les cinq semaines de l’étude, leur consommation quotidienne de café et l’intensité des signes fonctionnels habituels. Parallèlement, une analyse urinaire des taux de bêta hCG et de progestérone a été effectuée. A 9 SA, 96 % des femmes déclaraient avoir réduit, voire totalement suspendu leur consommation de café. Pour 65 % d’entre elles, il s’agissait de la seule aversion alimentaire notable. Pour les autres femmes, le dégoût du café s’accompagnait de réticences à manger de la viande, des plats épicés ou des produits laitiers. L’analyse des variations des taux urinaires de ß hCG et de progestérone montre un lien significatif entre l’augmentation de ces deux hormones et l’intensité du dégoût du café. Pour les auteurs, « parmi les signes avant-coureurs de grossesse, le plus fréquemment représenté reste les nausées (98 %), la baisse de la consommation de café se situe en deuxième ligne (96 %) avant la perte d’appétit (93 %) et très loin devant les vomissements (54 %) ». >>>>« Reprod Toxicol 7, 2004 Jul ; 18 (5) : 625-633.

B.11/ Attention au dopage
Un taux limite de caféine (AFP) Dans le cadre de la réglementation sur les produits dopants, le Comité international olympique, considérant que la caféine peut favoriser l’entraînement et les résultats en compétition, a fixé un taux limite pour les sportifs de haut niveau. Lorsque cette décision a été mise en place, nombre d’athlètes qui avaient dépassé le seuil fixé ont affirmés avoir été dopés « à leur insu » : outre dans le café et certains sodas, la caféine est présente dans des produits énergétiques, des boissons alcoolisées et des compléments alimentaires destinés aux sportifs. Si la caféine n’améliore pas directement la capacité d’oxygénation maximale, elle permet au sportif de s’entraîner de façon plus intense et plus prolongée en minimisant les signes de fatigue et en améliorant l’endurance. Prise sous forme de comprimés, la caféine permet d’améliorer les performance pendant un temps variant de 60 secondes à 2 heures selon les sujets. Elle agit en outre de façon synergique avec d’autres substances dopantes telles que l’épinéphrine et certains anti-inflammatoires. Le mécanisme d’action de la caféine semble assez complexe : elle contribuerait à améliorer l’oxydation des graisses, à mieux utiliser le glycogène musculaire et à créer un environnement ionique musculaire favorable. >>>>« Sports Med », 2001 ; 31(11) : 785-807.
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maxpresso

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Re: La cafeine est elle une drogue ?

Message par laur3ntl le Mar 06 Nov 2012, 22:55

@maxpresso a écrit:B.5/ Migraine
Par son effet vasoconstricteur des artères cérébrales, le café et la caféine sont reconnus comme des traitements actifs sur les migraines et les céphalées chroniques quotidiennes. Chez les adolescents, le sevrage brutal en caféine, lié à une baisse de la consommation de sodas, peut induire des céphalées importantes, voire, chez les plus sensibles à ce phénomène, des céphalées chroniques quotidiennes.

« Cephalalgia », 2004 Apr 24(4) : 241-249.

Je confirme. Bien que je ne sois plus ado depuis quelques années déjà, si je n'ai pas mon expresso avant midi, c'est parti pour une bonne migraine pour tout le reste de la journée.
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Re: La cafeine est elle une drogue ?

Message par Invité le Mar 06 Nov 2012, 23:12

Il m'arrive aussi de calmer mes maux de tête avec du café.

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Re: La cafeine est elle une drogue ?

Message par agentsmith555 le Ven 16 Nov 2012, 00:53

@maxpresso a écrit:
B.8/ Régulation du transit
Si le chocolat - qui, pourtant contient de la caféine - est perçu par plus de 50 % des sujets comme un aliment favorisant la constipation, le café permet de lutter contre ce type de trouble du transit pour près d’un quart des personnes interrogées. Il semblerait, en outre, que la prise concomitante de café et de cigarettes induirait un ramollissement des selles chez la quasi-totalité des consommateurs.

aussi connu sous la "règle des trois C" : café + clope = caca Laughing

ok, je Arrow Arrow
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Re: La cafeine est elle une drogue ?

Message par laur3ntl le Jeu 22 Nov 2012, 14:56

Ma femme éternue aussi avec le chocolat (le café la fait juste fuir). Effectivement, je penche pour une pseudo-allergie bénigne.
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Re: La cafeine est elle une drogue ?

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